Category: Transport

  • Guide des types de containers maritimes : lequel choisir pour votre import ?

    Guide des types de containers maritimes : lequel choisir pour votre import ?

    Le choix du container conditionne directement le coût au m³ et la sécurité de la marchandise. Voici l’essentiel pour ne pas se tromper.

    Les principaux types

    TypeUsageÀ retenir
    20′ / 40′ standard (dry)Marchandise générale~33 m³ / ~67 m³
    40′ High Cube (HC)Le format à privilégier par défaut~76 m³, 30 cm de hauteur en plus, surcoût de fret quasi nul
    ReeferProduits frais, surgelés, sensiblesGroupe frigo intégré, -25°C à +25°C
    Open Top / Flat RackCharges hors gabarit, machinesChargement par grue, sans toit ni parois
    Pallet Wide, Tank, etc.Cas spécifiquesFlux palettisés, liquides en vrac

    Notre position : le 40’HC par défaut

    Sauf marchandise exceptionnellement dense (métal massif, minéraux) qui sature le poids avant le volume, le 40’HC est presque toujours le bon choix, même pour un volume qui semblerait justifier un 20′. Le fret se facture au container réservé, pas au m³ réellement utilisé : un 20′ à moitié rempli coûte le même prix qu’un 20′ plein, alors qu’un 40’HC offre plus du double de volume pour un delta de coût marginal.

    Le vrai enjeu de rentabilité n’est donc pas “quel format choisir”, mais remplir le container au maximum : produits démontables ou empilables, hauteur exploitée jusqu’au dernier centimètre, commande calibrée pour saturer le container plutôt que l’inverse. Chaque volume perdu dans un container payé plein tarif est une perte sèche sur la marge — le transport est un des leviers les plus déterminants du business, pas un simple poste logistique.

    Les cas particuliers

    Reefer : indispensable pour tout produit sensible à la température (alimentaire, pharma), avec un surcoût de fret notable.

    Open Top / Flat Rack : réservés aux charges qui dépassent les dimensions d’un container fermé (machines, engins) — marginal pour du mobilier ou des produits de consommation courante.

    Comment Supply7 accompagne ce choix

    Dans le cadre de notre accompagnement transport et logistique, nous pensons systématiquement le container pour être rempli au maximum, pas pour correspondre exactement à une commande de départ. Cet arbitrage s’inscrit dans notre méthode en 4 étapes, du sourcing jusqu’à la livraison en France.


    Vous préparez une expédition et hésitez sur le format le plus adapté ?

  • Fret Chine-France : pourquoi regarder la compagnie maritime avant le prix sur une proposition de transitaire

    Fret Chine-France : pourquoi regarder la compagnie maritime avant le prix sur une proposition de transitaire

    Quand un transitaire envoie une proposition tarifaire, le réflexe naturel est de comparer les prix ligne à ligne. C’est une erreur fréquente : à volume et à conteneur identiques, deux propositions à des tarifs proches — ou au contraire très éloignés — peuvent correspondre à des compagnies maritimes très différentes en pratique sur une même rotation. Le prix seul ne dit rien de la fiabilité réelle du service.

    Le prix affiché ne reflète pas toujours le meilleur choix

    Sur les rotations que nous suivons le plus, en particulier la ligne Shenzhen–Le Havre qui est la plus utilisée par nos clients, la hiérarchie des compagnies en termes de rapport qualité-prix change régulièrement, et elle ne suit pas mécaniquement la hiérarchie des prix.

    À date de rédaction, notre suivi sur cette ligne donne le constat suivant : CMA CGM se positionne actuellement en haut de gamme sur cette rotation, avec un service généralement solide, mais à un tarif qui peut atteindre 30 % de plus que d’autres compagnies pour un service comparable. ONE, sur cette même ligne, offre actuellement le meilleur équilibre entre fiabilité et coût — c’est notre recommandation par défaut sur Shenzhen–Le Havre en ce moment. À l’inverse, nous recommandons d’être prudent avec Maersk sur cette rotation spécifique : notre expérience récente sur cette ligne est en retrait par rapport à sa réputation générale sur le marché.

    Ce constat est propre à cette ligne et à ce moment. Il ne s’agit pas d’un classement général des compagnies maritimes — une compagnie peut être excellente sur une rotation et décevante sur une autre, et ces équilibres évoluent d’un trimestre à l’autre selon les capacités déployées, les alliances et la charge des ports. C’est justement pour cette raison qu’un choix de compagnie ne devrait jamais être arbitré une fois pour toutes.

    Trois réflexes à avoir face à une proposition de transitaire

    Demandez toujours le nom de la compagnie, pas seulement un prix. Une proposition qui ne précise pas l’armateur ni le service utilisé ne permet pas d’évaluer si le tarif est justifié.

    Ne présumez pas que le plus cher est le plus fiable. Un premium tarifaire de 20 à 30 % ne se traduit pas toujours par un gain de délai ou de fiabilité proportionnel. Cela vaut la peine d’être challengé.

    Ne présumez pas non plus que le moins cher est le bon calcul. Un tarif attractif sur une compagnie en délicatesse sur une ligne donnée peut coûter bien plus cher en risque de retard, notamment si votre calendrier de production ou de mise en rayon est serré.

    Comment nous arbitrons ce choix pour nos clients

    C’est un suivi que nous faisons en continu dans le cadre de notre accompagnement transport et logistique : nous ne travaillons pas avec une compagnie par défaut, mais nous ajustons le choix de l’armateur ligne par ligne, en fonction de ce que nous observons réellement sur le terrain, pas seulement des grilles tarifaires. Cet arbitrage fait partie de notre méthode de pilotage jusqu’à la livraison en France.


    Vous recevez régulièrement des propositions de transitaires et souhaitez un avis sur la compagnie qui vous est proposée ?