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  • Comment vérifier la fiabilité d’un fournisseur chinois

    Un fournisseur qui répond vite, propose un prix compétitif et envoie de belles photos d’usine sur Alibaba n’est pas pour autant un partenaire fiable. Chaque année, des acheteurs français découvrent après coup qu’ils ont contractualisé avec une société-écran, un intermédiaire déguisé en fabricant, ou une entité dont la licence commerciale ne couvre même pas l’activité vendue. La conséquence est toujours la même : délais qui dérapent, qualité non conforme, aucun recours juridique réel.

    Vérifier la fiabilité d’un fournisseur chinois n’est pas une formalité administrative optionnelle. C’est une étape de gouvernance achats, au même titre que la négociation des Incoterms ou le contrôle qualité avant embarquement. Cet article détaille la méthode concrète — documents à demander, registres à consulter, questions à poser, signaux d’alerte à surveiller — pour sécuriser un engagement avant de signer un premier bon de commande.

    Étape 1 : vérifier l’existence légale de la société

    Avant toute discussion technique ou commerciale, la première vérification porte sur l’existence juridique réelle de l’entité avec laquelle vous vous apprêtez à contracter.

    Demander la business license et le code USCC

    Toute société enregistrée en Chine continentale dispose d’une licence commerciale (营业执照) portant un Unified Social Credit Code (USCC) : un code à 18 caractères qui identifie l’entité de manière unique auprès de l’administration fiscale, de la sécurité sociale et du registre du commerce. Demandez systématiquement un scan haute résolution de ce document. Ce code doit être identique sur la licence, sur les factures (fapiao) et sur tout contrat.

    Consulter le registre officiel

    La Chine dispose d’un registre public, le National Enterprise Credit Information Publicity System (NECIPS, accessible via gsxt.gov.cn), qui centralise les informations légales de toute entreprise enregistrée : dénomination, capital social déclaré, date de création, représentant légal, périmètre d’activité autorisé (经营范围), et surtout les signaux négatifs — mises en demeure administratives, statut d’« exécuté défaillant » (失信被执行人), ou mention d’anomalie opérationnelle.

    Trois points à contrôler en priorité sur ce registre :

    • Le statut de l’entité : actif (存续/在营), et non radié ou dissous.
    • L’ancienneté réelle : une société créée depuis moins de deux ans mérite une vigilance renforcée, en particulier si elle revendique une capacité de production ou des références importantes.
    • Le périmètre d’activité déclaré : si le champ « business scope » mentionne uniquement « vente en gros » ou « import-export » et non « fabrication », vous avez affaire à une société commerciale, pas à un fabricant — même si le site web ou le profil Alibaba affirme le contraire.

    Cette consultation directe reste techniquement contraignante pour un acheteur français : le registre est en chinois simplifié, l’accès est restreint aux IP chinoises et nécessite une authentification par identité locale. C’est précisément la raison pour laquelle disposer d’une équipe locale capable de consulter ces registres et de croiser les informations sur place fait toute la différence par rapport à une vérification documentaire à distance.

    Vérifier le capital social

    Le capital social enregistré donne une indication — non absolue mais utile — de l’envergure réelle de la société. Un capital déclaré dérisoire au regard des volumes annoncés, ou incohérent avec la taille d’usine revendiquée, est un signal à creuser.

    Étape 2 : distinguer un fabricant réel d’une trading company

    C’est le point de friction le plus fréquent dans le sourcing en Chine : de nombreux profils fournisseurs se présentent comme fabricants alors qu’ils sont des sociétés de négoce qui sous-traitent la production, parfois sans jamais voir passer le produit dans leurs propres locaux.

    Demander des preuves visuelles récentes et datées

    Des photos ou vidéos d’atelier ne suffisent pas si elles ne sont pas récentes et vérifiables. Demandez une vidéo tournée le jour même avec un élément daté visible (journal local, ticket horodaté), montrant les lignes de production en fonctionnement, pas seulement une salle d’exposition. Une société qui rechigne à fournir ce type de preuve, ou qui envoie systématiquement les mêmes visuels génériques, doit alerter.

    Poser des questions techniques précises

    Un véritable fabricant répond avec précision et sans hésitation à des questions de procédé : temps de cycle d’une machine, tolérance dimensionnelle tenue en production, taux de rebut habituel, référence des matières premières utilisées, sous-traitance éventuelle d’une étape spécifique du process. Une trading company qui se présente comme fabricant reste évasive, généralise (« pas de problème, on peut tout faire ») ou redirige systématiquement vers un service commercial incapable de détailler le procédé.

    Croiser le nom de l’usine avec la licence

    Le nom de l’usine visitée ou photographiée doit correspondre exactement au nom légal figurant sur la business license et sur le contrat. Il n’est pas rare qu’un intermédiaire fasse visiter l’atelier d’un tiers avec lequel il a un simple accord commercial, sans lien capitalistique ni contractuel direct.

    Étape 3 : vérifier la capacité de production réelle

    Un fournisseur peut être un fabricant authentique tout en surestimant sa capacité disponible pour votre volume. Vérifiez la cohérence entre :

    • La surface d’atelier annoncée et le nombre de lignes ou de machines réellement visibles.
    • L’effectif en production présent sur le site au moment de la visite ou de l’audit, rapporté au volume et aux délais promis.
    • Le carnet de commandes en cours : un atelier qui tourne déjà à pleine charge pour d’autres clients ne pourra pas absorber votre commande dans les délais annoncés sans sous-traiter — ce qui doit être explicitement anticipé et encadré contractuellement.
    • La part de sous-traitance sur les étapes clés du procédé, qui doit être connue et validée, pas découverte après coup.

    C’est un point que la méthodologie de sélection fournisseurs de Supply7 traite systématiquement en amont d’un engagement, en confrontant les volumes promis à la réalité observée sur le terrain.

    Étape 4 : réaliser un audit d’usine

    L’audit d’usine est l’étape qui transforme une vérification documentaire en constat de terrain. Il porte concrètement sur quatre familles de points :

    Conformité légale et commerciale — licence en cours de validité, USCC vérifiable sur le registre officiel, périmètre d’activité couvrant bien la fabrication, compte bancaire enregistré au nom de la société (jamais un compte personnel pour les paiements).

    Capacité de production réelle — machines possédées ou louées, effectif réellement présent en atelier, stock de matières premières témoignant d’une activité continue, registres de maintenance des équipements.

    Système de management qualité — contrôle à réception des matières premières, points de contrôle en cours de production, protocole de contrôle final documenté, traçabilité des non-conformités, et le cas échéant certification ISO 9001 délivrée par un organisme accrédité reconnu.

    Conditions sociales et environnementales — contrats de travail en règle, durée du travail conforme aux standards locaux, équipements de sécurité et issues de secours dégagées, permis environnementaux pour les procédés utilisant peintures, solvants ou traitements chimiques.

    Un audit ne se résume pas à une visite courtoise organisée par le fournisseur. Il doit inclure une part d’inopiné ou de semi-annoncé, et donner lieu à un rapport factuel avec preuves photographiques, seul document qui a une valeur d’engagement pour la suite de la relation commerciale.

    Étape 5 : contrôler des échantillons avant série

    Aucune vérification documentaire ne remplace un échantillon physique conforme. Trois étapes distinctes doivent être respectées, et non fusionnées pour gagner du temps :

    1. L’échantillon de référence (pre-production sample), validé avant lancement de la fabrication, qui sert de base contractuelle à la conformité attendue.
    2. L’échantillon de série (production sample), prélevé en cours de fabrication, pour vérifier que le produit fabriqué en volume correspond toujours à la référence validée.
    3. Le contrôle avant embarquement, réalisé sur un échantillonnage statistique de la totalité de la commande, avant expédition — l’étape qui sécurise réellement le container avant qu’il ne quitte le port. Nous détaillons cette méthode dans notre article sur le contrôle qualité avant embarquement.

    Un fournisseur qui pousse à sauter l’une de ces étapes pour tenir un délai n’est pas un partenaire à qui confier un volume récurrent.

    Étape 6 : vérifier les références clients existantes

    Demandez des références de clients internationaux, idéalement dans un secteur proche du vôtre, et contactez-les directement plutôt que de vous contenter d’attestations fournies par le fournisseur lui-même. Les questions utiles portent sur la régularité des délais tenus, la gestion effective des non-conformités rencontrées, et la réactivité en cas de litige — pas seulement sur la qualité du produit final. Un fournisseur qui ne peut fournir aucune référence vérifiable au-delà de son propre pays, ou dont les seules références datent de plusieurs années, doit être considéré comme non éprouvé sur la durée.

    Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer

    Certains signaux doivent systématiquement déclencher une vérification renforcée, voire l’arrêt de la discussion :

    • Refus ou report répété d’une visite d’usine, même avec un cabinet d’audit tiers plutôt qu’avec vous directement.
    • Incohérences documentaires : nom de société différent entre la licence, le contrat et les coordonnées bancaires ; capital social incohérent avec la taille annoncée ; certificats de qualité non vérifiables auprès de l’organisme émetteur.
    • Demande de paiement sur un compte bancaire personnel plutôt que sur le compte enregistré au nom de l’entité — un signal quasi systématique d’absence de structure légale solide.
    • Enthousiasme commercial disproportionné : engagement immédiat sur des délais très courts, absence de questions techniques de la part du fournisseur sur votre cahier des charges, acceptation sans discussion de conditions inhabituelles. Un fournisseur sérieux challenge une demande mal calibrée ; il ne dit jamais oui à tout.
    • Incapacité à produire des documents de production réels — bons de fabrication, registres ERP, traçabilité des lots — lors d’une demande directe.

    Ces signaux, pris isolément, ne disqualifient pas nécessairement un fournisseur. Cumulés, ils imposent d’arrêter le processus d’engagement.

    Comment Supply7 accompagne la vérification de vos fournisseurs

    Une PME ou une ETI sans service achats structuré ne peut généralement pas mobiliser en interne les ressources nécessaires pour consulter un registre chinois, organiser un audit d’usine impromptu ou interpréter un rapport de conformité rédigé en mandarin. C’est l’écart que Supply7 vient combler.

    Société française basée à Rennes, avec des équipes locales présentes en Chine ainsi qu’au Vietnam, en Thaïlande, à Taïwan, en Corée du Sud et à Bali, Supply7 intègre la vérification fournisseur dans sa méthodologie de sourcing et achats dès la phase de sélection : contrôle de l’existence légale de l’entité, distinction fabricant / intermédiaire, évaluation de la capacité de production réelle au regard des volumes cibles, et validation des références.

    Cette vérification en amont s’articule avec le contrôle qualité mené tout au long de la production — inspection avant embarquement incluse — et avec le pilotage du transport et de la logistique une fois la commande validée. L’objectif est de donner à des marques françaises sans direction achats dédiée le même niveau de maîtrise et de transparence qu’un grand groupe disposant d’une équipe achats internationale, avec une gouvernance française et un interlocuteur unique soumis au droit français sur l’ensemble de la chaîne.

    Pour les projets nécessitant un niveau d’exigence renforcé — développement produit spécifique, prototypage ou petites séries — cette même logique de vérification s’applique dès les premiers échanges avec le fournisseur, via nos expertises en développement produit et en sur-mesure et prototypage.

    FAQ

    Un fournisseur avec de bons avis sur Alibaba est-il forcément fiable ? Non. Les avis et badges de plateforme reflètent des transactions passées, parfois de faible montant, et ne remplacent ni la vérification de la licence commerciale ni un audit d’usine. Ils constituent un point de départ, pas une garantie.

    Combien de temps prend une vérification sérieuse de fournisseur ? Une vérification documentaire complète (licence, registre officiel, cohérence des informations) prend généralement quelques jours. Un audit d’usine avec rapport détaillé demande en général une à deux semaines supplémentaires selon la disponibilité du site et la complexité du produit.

    Faut-il auditer systématiquement une usine avant chaque nouveau fournisseur ? Pour tout engagement sur un volume significatif ou récurrent, oui. Pour un test ponctuel à faible enjeu, une vérification documentaire renforcée peut suffire dans un premier temps, à condition de prévoir un audit avant tout passage à l’échelle.

    Comment distinguer une trading company sérieuse d’un intermédiaire à risque ? Une trading company sérieuse l’assume : elle communique clairement sur son rôle, connaît précisément l’usine de production qu’elle mandate, et peut organiser une visite de cette usine. Le risque apparaît quand une société se présente comme fabricant alors qu’elle ne l’est pas, ou quand elle refuse toute transparence sur l’origine réelle de production.

    Que faire si un fournisseur refuse une visite d’usine ? C’est un signal d’alerte majeur qui doit conduire, a minima, à renforcer les autres vérifications (registre officiel, références clients, échantillons) avant tout engagement financier, et le plus souvent à écarter le fournisseur si aucune justification recevable n’est apportée.

    Sécurisez vos prochains fournisseurs chinois

    Vérifier la fiabilité d’un fournisseur avant de s’engager n’est pas une option quand un volume de production, un délai de mise sur le marché et la réputation de votre marque en dépendent. Supply7 pilote cette vérification depuis le terrain, avec des équipes locales et une gouvernance française, pour sécuriser chaque étape de votre chaîne d’approvisionnement.

  • Alibaba : ce que révèlent les retours d’expérience d’acheteurs professionnels

    Alibaba : ce que révèlent les retours d’expérience d’acheteurs professionnels

    Alibaba.com reste, pour beaucoup de PME françaises qui démarrent un sourcing en Chine, le premier réflexe. La plateforme référence des millions de fournisseurs, affiche des badges rassurants et propose un système de paiement protégé. Sur le papier, tout est réuni pour sécuriser une première commande.

    Dans les faits, les retours compilés d’acheteurs professionnels — sur des forums spécialisés, dans des guides de sourcing et dans des analyses publiées par des cabinets d’inspection ou d’agents basés en Chine — dessinent un tableau plus contrasté. Alibaba est un outil de mise en relation efficace. Ce n’est pas un dispositif d’achat structuré, et la confusion entre les deux coûte cher à des entreprises qui pensaient avoir sécurisé leur approvisionnement.

    Cet article synthétise les constats qui reviennent le plus régulièrement dans ces retours documentés, sans attribuer de témoignage à une personne ou une entreprise précise — les enseignements sont généraux et reproductibles, ce qui est précisément ce qui les rend utiles.

    Un écart qui revient systématiquement : l’échantillon n’est pas la série

    Le motif de déception le plus cité dans les analyses de sourcing porte sur la différence entre le produit reçu en échantillon et le produit livré en production de masse. Un constat qui revient régulièrement dans les guides spécialisés : certains fournisseurs soignent particulièrement l’échantillon — matériaux plus nobles, finitions plus abouties, contrôle individuel — puis basculent sur des composants moins coûteux ou des tolérances plus larges une fois la commande validée et l’acompte versé.

    Ce mécanisme n’est pas systématique ni propre à un pays ou une plateforme, mais il est documenté comme l’un des schémas de risque les plus fréquents pour un acheteur qui n’a pas verrouillé de cahier des charges écrit (matériaux, dimensions, tolérances, méthode de contrôle) avant le lancement en série. Sans fiche technique contractuelle et sans contrôle physique indépendant en cours ou fin de production, l’acheteur découvre l’écart à la réception du container — au moment où les marges de négociation sont les plus faibles.

    C’est un point que nous détaillons dans notre article sur le contrôle qualité avant embarquement : un contrôle documenté en amont de l’expédition change la nature du rapport de force avec le fournisseur, précisément parce qu’il intervient avant le paiement du solde.

    Fabricant ou société de négoce : une distinction que la vitrine ne donne pas

    Un deuxième constat, tout aussi récurrent : la difficulté à distinguer, depuis une fiche produit Alibaba, un fabricant réel d’une société de négoce (trading company) qui sous-traite la production ailleurs. Les guides de sourcing professionnels sont unanimes sur ce point — une trading company peut disposer de bureaux légitimes, d’un catalogue étendu et d’une présentation soignée, tout en n’ayant aucune maîtrise directe sur l’atelier qui fabrique réellement la commande.

    Cette configuration n’est pas nécessairement problématique en soi : certaines sociétés de négoce sérieuses apportent une vraie valeur de coordination sur des commandes multi-usines. Le problème documenté est ailleurs : l’acheteur qui croit traiter directement avec un fabricant perd la visibilité sur la chaîne réelle de production, sur qui contrôle quoi, et sur qui est responsable en cas de non-conformité. Les retours d’expérience insistent sur un point simple : la seule manière fiable de lever ce doute est une vérification terrain — visite d’usine, vidéo en direct avec preuves datées, ou audit par un tiers indépendant — et non la lecture de la fiche fournisseur.

    Trade Assurance : une protection contractuelle, pas une garantie qualité

    Le programme Trade Assurance est régulièrement présenté comme le filet de sécurité d’Alibaba. Les analyses spécialisées de ce dispositif en précisent cependant les limites réelles, moins visibles au moment de la commande :

    • La protection porte sur ce qui a été écrit, pas sur ce qui était sous-entendu. Trade Assurance ne fixe ni délai de livraison ni norme de qualité propre : il fait respecter les termes que l’acheteur et le fournisseur ont eux-mêmes formalisés. Des formulations vagues comme « matériaux de bonne qualité » ou « expédition rapide » sont pratiquement inapplicables en cas de litige.
    • Le plafond de couverture est fixé par fournisseur, pas par commande. Un fournisseur peut être approuvé pour un montant de couverture inférieur à la valeur de la commande passée — l’acheteur découvre alors qu’une partie du paiement n’est pas couverte.
    • Un litige qualité après livraison exige une inspection tierce validée par Alibaba, ce qui ajoute des délais et des coûts, et suppose que l’acheteur ait conservé des preuves exploitables (photos datées, rapport de contrôle, échantillon témoin).

    Ces guides le formulent d’une façon qui résume bien le sujet : Trade Assurance est un outil utile, pas une garantie de résultat. Il sécurise un cadre de paiement ; il ne remplace ni un cahier des charges précis, ni un contrôle qualité indépendant, ni une relation fournisseur construite dans la durée.

    Les badges « vérifié » : un point de départ, pas un audit

    Les badges Gold Supplier ou Verified Supplier sont souvent perçus par les acheteurs débutants comme une garantie de fiabilité. Les analyses détaillées de ces programmes de vérification apportent une nuance importante : le processus confirme l’existence de locaux, l’immatriculation de l’entreprise et des équipements de production — pas la qualité des produits fabriqués, ni la constance de cette qualité dans le temps.

    Trois limites reviennent dans la documentation spécialisée :

    1. La vérification est une photographie à un instant donné. Entre deux audits, l’encadrement change, des équipes clés partent, des équipements se dégradent — rien ne garantit que la situation constatée lors de la certification reste vraie six mois plus tard.
    2. Le badge ne distingue pas fabricant et négociant. Une société de négoce disposant d’un bureau peut être « vérifiée » sans jamais mettre les pieds dans l’atelier qui produira réellement la commande.
    3. Aucune norme spécifique à votre produit n’est contrôlée. Tests de sécurité, certifications matériaux, normes sectorielles (électrique, jouet, EPI, contact alimentaire) : rien de tout cela n’entre dans le périmètre du badge.

    À cela s’ajoutent des schémas de fraude documentés par des cabinets spécialisés dans la prévention des risques d’achat en Chine : photos d’usine reprises sur plusieurs profils différents, visuels générés par intelligence artificielle, demandes de paiement hors plateforme (virement, cryptomonnaie) vers un bénéficiaire dont le nom ne correspond pas à la société enregistrée, ou encore acompte encaissé suivi de silence radio et de « retards de production » non justifiés par des preuves datées.

    La barrière de langue et de négociation, un risque sous-estimé

    Au-delà des aspects contractuels, les retours d’acheteurs professionnels pointent un facteur plus diffus mais tout aussi coûteux : la difficulté à négocier des spécifications techniques précises à distance, en anglais commercial, avec un interlocuteur commercial côté fournisseur qui n’est pas toujours celui qui pilote réellement la production. Les malentendus sur les tolérances, les unités, les normes ou les délais ne se révèlent souvent qu’au moment du contrôle qualité — quand ils sont les plus coûteux à corriger.

    C’est un point qui distingue une négociation menée depuis la France d’une négociation menée par une équipe locale, en mandarin ou en vietnamien, avec une connaissance fine des usages industriels et des marges de manœuvre réelles des usines de la région concernée.

    Comment Supply7 accompagne les entreprises qui veulent sécuriser leur sourcing

    Supply7 est une société française basée à Rennes, avec des équipes locales présentes en Chine, au Vietnam, en Thaïlande, à Taïwan, en Corée du Sud et à Bali. Notre rôle n’est pas de remplacer l’accès aux fournisseurs qu’offre une plateforme comme Alibaba, mais de combler exactement les zones d’ombre décrites plus haut :

    • Identification et qualification terrain des fournisseurs, avec distinction claire entre fabricant réel et société de négoce, avant tout engagement financier — voir notre méthodologie.
    • Contrôle qualité indépendant, en cours de production et avant embarquement, réalisé par nos équipes locales et non par un inspecteur choisi par le fournisseur — voir notre service de contrôle qualité.
    • Cahiers des charges et fiches techniques contractuelles, verrouillés avant lancement en série, pour éliminer l’ambiguïté qui rend un litige qualité difficile à faire valoir.
    • Pilotage logistique et Incoterms maîtrisés, pour éviter les mauvaises surprises sur les coûts d’expédition et de dédouanement — voir notre service transport et logistique.
    • Gouvernance française et droit français : un interlocuteur unique, responsable, basé à Rennes, qui porte la relation dans la durée plutôt qu’une transaction isolée.

    Notre service de sourcing & achats s’adresse aux PME et ETI qui n’ont pas de service achats structuré en interne et qui veulent transformer une recherche de fournisseur en processus maîtrisé, reproductible et documenté — commande après commande.

    FAQ

    Alibaba est-il fiable pour trouver un fournisseur ? Alibaba est un outil de mise en relation utile pour identifier des fournisseurs potentiels et comparer une offre de marché. Il ne constitue pas, à lui seul, un dispositif d’achat sécurisé : la qualification du fournisseur, le contrôle qualité et la gestion du litige restent à la charge de l’acheteur.

    Le badge « Verified Supplier » garantit-il la qualité des produits ? Non. Ce badge confirme l’existence de locaux et d’une immatriculation d’entreprise, pas la conformité des produits fabriqués ni la constance de cette qualité dans le temps. Il ne remplace pas un audit d’usine ni un contrôle qualité indépendant sur la commande concernée.

    Trade Assurance protège-t-il contre un problème de qualité ? Trade Assurance sécurise le respect des termes écrits dans la commande et plafonne le risque financier selon la couverture accordée au fournisseur. Il ne fixe pas de norme de qualité propre et exige, en cas de litige, une inspection tierce validée par Alibaba — une démarche plus rapide à anticiper en amont qu’à déclencher après coup.

    Comment distinguer un fabricant réel d’une société de négoce sur Alibaba ? La fiche produit ne suffit pas. Une vérification terrain — visite d’usine, vidéo en direct avec preuves datées, ou audit par un tiers indépendant — reste la méthode fiable pour confirmer qui contrôle réellement la production.

    Quelle est la différence entre passer par Alibaba seul et passer par un agent de sourcing ? Un agent de sourcing basé localement ajoute la qualification terrain, la négociation en langue locale, le contrôle qualité indépendant et le pilotage logistique — les étapes qu’une plateforme de mise en relation ne couvre pas. Notre article sur comment choisir un agent de sourcing détaille les critères à examiner.

    Sécurisez votre prochain sourcing

    Une commande passée sur Alibaba sans qualification terrain ni contrôle qualité indépendant reste une commande non sécurisée, quel que soit le badge affiché sur la fiche fournisseur. Supply7 accompagne les entreprises françaises qui veulent structurer un sourcing fiable, du choix du fournisseur à la livraison.

  • Contrôle qualité en Chine : ce qu’il faut vérifier avant l’embarquement

    Contrôle qualité en Chine : ce qu’il faut vérifier avant l’embarquement

    Une commande validée en usine n’est jamais une garantie que ce qui arrive en France sera conforme. Entre le bon de commande et le container qui part, des choses peuvent changer : une matière différente, une finition moins soignée sur la fin du lot, un carton mal fermé. Le contrôle qualité sert à repérer ça avant que le container ne parte, pas après.

    « On ne découvre pas un problème une fois le container déchargé en France. Si on le découvre là, c’est trop tard. » — Paul-Emmanuel Renouard (CEO Supply7)

    Ne pas contrôler qu’à la fin

    Beaucoup d’entreprises ne font vérifier leur commande qu’une seule fois, juste avant l’expédition. C’est mieux que rien, mais souvent trop tard pour corriger quoi que ce soit sans retard. L’idéal, c’est de vérifier à plusieurs moments : au démarrage de la production, en cours de fabrication, puis avant que le lot parte.

    « Plus on attend pour contrôler, moins on a de marge pour corriger. » — Paul-Emmanuel (CEO Supply7)

    Contrôler le produit, mais aussi l’usine

    Inspecter un lot avant expédition, c’est bien, mais ça ne dit rien de si l’usine derrière est fiable dans la durée : est-ce qu’elle a vraiment la capacité qu’elle annonce, est-ce qu’elle sous-traite en douce à un atelier moins sérieux, etc. C’est pour ça qu’on vérifie aussi l’usine elle-même, avant même de commencer à travailler avec elle.

    « Un bon contrôle sur un mauvais fournisseur, ça reste un mauvais fournisseur. » — Paul-Emmanuel Renouard (CEO Supply7)

    Comment on fait chez Supply7

    On ne contrôle pas qu’à la fin : on vérifie le fournisseur en amont, on suit la production, et on inspecte le lot avant qu’il parte — avec une équipe qui n’a aucun intérêt à dire que tout va bien si ce n’est pas le cas.

    « Notre rôle, c’est d’être du côté du client, pas de l’usine. » — Paul-Emmanuel Renouard (CEO Supply7)


    Vous voulez sécuriser une commande avant expédition ?